TDAH et opposition : comment s’en sortir?

Tous les enfants opposants de soufrent pas nécessairement d’un trouble du déficit de l’attention et l’inverse est aussi vrai. Par contre, on retrouve une plus grande prévalence du trouble oppositionnel avec provocation (TOP) chez ceux qui ont un diagnostic de TDAH.

En effet, du côté de la littérature scientifique, tout semble indiquer que trouble oppositionnel avec provocation coexiste fréquemment avec le déficit d’attention et il en serait de même pour les problèmes d’anxiété ou les troubles d’apprentissage ou de langage.

Le trouble oppositionnel, plus important chez les TDAH

American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, dans l’une de ses publications, mentionne que les enfants qui souffrent d’un trouble du déficit de l’attention sont plus enclins à avoir des comportements négatifs et obtiennent de moins bons résultats scolaires que ceux qui n’ont qu’un TOP. La combinaison TDAH et opposition, serait également la cause de problèmes relationnels (avec la famille, les amis et les figures d’autorité) plus importants que chez les enfants qui n’ont qu’un des deux troubles.

Les enfants qui souffrent d’un trouble oppositionnel avec provocation seraient plus hostiles que les autres. Ils entretiendraient des relations conflictuelles avec leurs pairs et surtout, envers toutes formes d’autorité.

Il semblerait que le TOP se révèle vers l’âge de 8 ans et afin d’établir un diagnostic, il faut se tourner vers un professionnel de la santé mentale. Ce dernier est le seul qui sera apte à évaluer la situation.

Ceci dit, voici quelques signes à surveiller :

    • L’enfant remet en question toutes les consignes
    • L’enfant fait des crises de colère mémorables
    • L’enfant fait exprès pour embêter les autres
    • L’enfant rejette toujours la faute sur les tiers
    • L’enfant refuse de se plier aux demandes de l’adulte
    • L’enfant argumente à l’infini
    • L’enfant manipule les autres
    • L’enfant est souvent irrité
    • L’enfant ne cède pas et se montre incapable de faire des compromis
    • L’enfant provoque et cherche souvent à se venger
    • *À noter que les comportements opposants doivent durer depuis plus de 6 mois.




L’attitude d’un enfant qui souffre d’un trouble oppositionnel pourrait nuire à l’harmonie familiale et mettre en péril son éducation scolaire. Aussi, il est important de traiter le TOP afin d’empêcher l’apparition d’un problème encore plus grave : le trouble de conduite.

La médication, la thérapie comportementale, la thérapie familiale, la psychothérapie et l’utilisation des techniques de renforcement positif peuvent être de excellents moyens de contrer le trouble oppositionnel avec provocation.

Voici quelques exemples de techniques de renforcement :

  • D’abord, rappelez-vous que ses paroles, ses gestes et son attitude ne sont pas de nature personnelle
  • Parents, soyez cohérents. Entendez-vous sur la manière d’intervenir
  • Les comportements positifs doivent être soulignés et encouragés
  • Les comportements négatifs, eux, doivent avoir une conséquence naturelle, claire et immédiate
  • Essayez l’humour (pas le sarcasme) pour désamorcer les situations
  • Restez calme et ne laissez pas les émotions prendre le dessus
  • Ne culpabilisez pas l’enfant et ne mettez pas l’emphase sur son caractère
  • Lorsque vous donnez une consigne à l’enfant, essayez les formules positives (« Fais ton lit en premier » plutôt que « Arrête de jouer ».
  • Offrez à l’enfant des choix si le contexte le permet
  • Allez-y d’une demande à la fois, sur un ton convivial

Sources : Hôpital de Montréal pour enfants, American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, Institut universitaire en santé mentale Douglas.




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