Survivre à un bulletin désastreux

Il arrive : Le bulletin scolaire. Vous l’anticipez mais lui, lui, il angoisse à l’idée de vous le redonner en main propre. Il sait. Il est très au fait que ses notes sont en chute libre. Plus que l’échec, c’est la déception sur votre visage qu’il craint.

L’impression d’être nul, d’être un cancre, inadéquat et décevant. Ces sentiments, il les visite au quotidien. Ce bout de papier, ce bulletin, est bien plus que le baromètre de l’acquisition de ses compétences. Pour lui, il cristallise son incompétence dans la conception qu’il se fait de lui-même.

Malgré les efforts, la constance et la volonté, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Pour l’enfant, ce constat d’échec est comme une gifle en plein visage. Comment faire, en tant que parent, pour accueillir un bulletin plutôt déprimant?

  1. Ne montrez pas votre déception. Si vous craignez d’être incapable d’y arriver, regardez le bulletin, seule, avant de le faire avec contre enfant. Misez sur les points positifs. Quels sont les matières où vous notez une amélioration, même légère? Appuyez ce point et démontrez votre fierté.
  2. Même si l’école un passage obligé et important, votre enfant doit bien comprendre que le bulletin n’est pas une radiographie de l’âme. On ne se définit pas par les notes. L’enfant est bien plus que la somme des « C » qui s’alignent sur la feuille. Ce n’est qu’un indicateur, une métrique, qui sert à mesurer diverses compétences scolaires à un moment donné.
  3. Demandez à votre enfant ce qu’il, pense de ses résultats? Après tout, il est le premier concerné. Ne le laissez pas se juger trop sévèrement et donnez-lui de objectifs réalisables. Aidez-le à voir le portrait d’ensemble et pas uniquement une note en particulier. Par exemple, si l’enfant accumule les échecs mais que son comportement s’est amélioré, misez sur ce point.
  4. Aidez votre enfant à ne pas tomber dans le piège des comparaisons et n’y cédez pas non plus. Votre petit est unique… jusque dans ces apprentissages.
  5. Rassurez-le : votre amour pour lui n’a rien à voir avec ses résultats scolaires. Un parent, ça aime inconditionnellement.
  6. Pour la prochaine étape, aidez-votre enfant à se trouver un but. Un rêve. Aller à l’école lorsqu’on veut devenir astronaute (même si vous savez que ses chances d’accéder à ce rêve sont plutôt minces), c’est plus agréable que d’y aller pour faire « son temps ».






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