Quand l’orthophonie devient l’orthoFUNie

Le Trouble du déficit d’attention (TDAH) et le syndrome Gilles de la Tourette (SGT) sont souvent, voire presque toujours, accompagnés d’une importante comorbidité. Il n’est donc pas rare que les enfants diagnostiqués soient confrontés à différents troubles d’apprentissage. Dysorthographie, dyslexie et troubles d’articulation sont souvent du nombre.

Afin d’aider et d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages, l’orthophoniste est sans conteste une ressource clé.

Le rôle de l’orthophoniste

L’orthophoniste est un professionnel des troubles de la communication. Non seulement, il est en mesure de faire des évaluations, mais il peut aussi traiter les troubles diagnostiqués. Il ne travaille pas en vase clos, mais de concert avec les parents et les intervenants scolaires. Son but est de favoriser la communication sous toutes ses formes, tant à l’oral qu’à l’écrit.

L’orthophoniste peut dépister, évaluer et traiter les troubles suivants :

  • Problème d’articulation
  • Bégaiement
  • Dysarthrie
  • Dysphasie
  • Dyslexie
  • Aphasie
  • Traumatisme crânien
  • Nodules
  • Dysphagie
  • Etc.



Où trouver un orthophoniste?

L’orthophoniste est un allié incontournable pour la réussite scolaire et sociale. Quelques écoles et CPE ont la chance d’en avoir un sur place, mais les listes d’attente sont très longues. Ainsi donc, un parent qui aimerait avoir (rapidement) une évaluation ou un suivi en orthophonie pour son enfant, devrait probablement se tourner vers un CLSC ou un bureau privé.


Quand devrait-on consulter?

Les motifs de consultation peuvent être aussi variés que nombreux et évoluent en fonction de l’âge de l’enfant. Voici quelques-uns des signes qui devraient levés de petits drapeaux :

  • Avant l’âge de 1.5 an, on devrait consulter en orthophonie si l’enfant ne cherche pas l’attention des autres par les cris, ne réagit pas à son nom, babille peu et/ou ne réagit pas à son environnement sonore.
  • Chez les petits, de 1.5 an à 2.5 ans, c’est l’impossibilité de nommer des objets, d’exécuter des consignes simples et/ou d’interpeller l’autre par un son ou un mot qui devrait sonner l’alarme. À cet âge, un enfant qui entre peu en contact avec les autres et/ou qui ne comprends pas « montre », « donne » et « prends » est aussi des motifs de consultation.
  • Entre 2.5 ans et 3.5 ans, on pense à consulter un orthophoniste si l’enfant : n’apprend pas de nouveaux mots, ne fait pas de phrase de 3-4 mots, ne fait pas de demandes, ne nomme pas d’images, ne peut exécuter des consignes simples non routinières, laisse tomber le début des mots, seuls les parents le comprennent, un petit bégaiement est perçu et/ou si l’enfant est difficile à discipliner et/ou s’il semble se sentir peu concerné par le langage.
  • Les enfants âgés entre 3.5 ans et 5 ans qui n’utilisent que très peu de mots grammaticaux, qui ne questionnent pas, qui arrivent mal à suivre les consignes longues, qui remplacent des sons et/ou qui font des otites à répétition devraient également consulter en orthophonie, ne serait-ce que pour une évaluation.

Pour connaître tous les autres motifs pouvant mener à une consultation en orthophonie, voici un tableau proposé par l’Ordre des Orthophonistes et Audiologistes du Québec.

L’orthophonie, ce n’est pas plate

L’orthophonie peut facilement devenir l’orthoFUNie. Les apprentissages se font par le biais d’exercices stimulants et adaptés aux goûts et aux besoins de l’enfant. Au fil des séances, une relation de confiance se construit entre l’enfant et l’orthophoniste. Alors que les troubles s’apprivoisent, l’enfant gagne en confiance et en estime de lui. Les séances en orthophonie passent rapidement du statut de rendez-vous à celui de visite.

 



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