Les vacances, c’est l’enfer – Trucs pour survivre

Les vacances : elles sont supposées être relaxantes et ressourçantes. Peut-être. Mais, pour la maman qui doit s’occuper d’un enfant aux besoins particuliers, on est souvent loin du compte.

Malgré toute la bonne volonté du monde, les activités prévues, les surprises et votre calme, rien n’y fait. Tous les jours, les crises s’accumulent. Les sempiternels « mais », l’opposition, les comportements négatifs, la provocation et cette attitude digne des plus revêches adolescents… on dirait qu’il faut tout pour vous mettre en rogne.

Pourtant, ce n’est pas dirigé contre vous. Votre enfant de 5 ans vous mène la vie dure et votre côté rationnel le sait bien que ce n’est « pas de sa faute ». Lui, comme vous êtes victimes de son trouble. Mais… votre cœur, lui, a la corde du cœur qui traîne dans la Slush. Et là, vous anticipez. Vous prévoyez que lorsque le boulot reprendra, vous serez probablement plus fatiguées et plus amères qu’avant votre congé. Alors vous êtes contrariées, moins patientes et plus promptes. Qui pourrait vous le reprocher?

Tous les enfants du monde sont exigeants à leur manière, mais ceux qui vivent avec un trouble quelconque poussent les parents aux confins de leurs limites. C’est indescriptible. Puis, il y a toujours cette voisine ou cette sœur qui vous dit que c’est « vous » le problème : votre parentalité, votre laxisme, etc. Déguisés sous les traits d’apparents conseils, ce sont des petits dards qui viennent plomber votre confiance et alourdir votre vie déjà assez complexe.

Mais ce n’est pas vous. Ce n’est pas un truc que vous faites ou que vous ne faites pas. Votre enfant, il est comme ça. Pour l’instant, c’est à vous de l’accompagner, de l’aider à trouver des stratégies et pendant cet apprentissage, c’est vous qui avez des vacances qui n’en sont pas. Il faut vous accrocher au jour où, tous vos efforts et vos sacrifices fructifieront.

En attendant, pour survivre (même si le mot semble fort, pour certaines, c’est vraiment l’impression qu’elles ont) aux vacances, voici quelques trucs pour éviter l’escalade de conflits, d’opposition et de crises.

ATTENTION : MÊME SI CES TRUCS FONCTIONNENT AUJOURD’HUI, IL SE PEUT QUE DEMAIN CE NE SOIT PLUS CAS. À NOTER QU’AVEC L’USAGE, CERTAINS ENFANTS DÉVELOPPENT UNE FORME DE RÉSISTANCE, MAIS ÇA NE COÛTE RIEN D’ESSAYER.

  • Étrangement, la NON-routine est le pire ennemi des enfants qui ont un TDAH. Ils ont tendance à se désorganiser rapidement, à ne pas comprendre ce qu’on attend d’eux et là… c’est le drame. Tout part en sucette. Alors, même si le « flou artistique » des vacances est très agréable, on doit conserver un minimum de routine.
  • La fatigue est aussi l’ennemi juré des TDAH. Elle embrouille l’esprit, empêche de se concentrer, rend l’application des règles quasi impossible et… dégaine les nerfs. Un enfant épuisé aura tendance à exploser plus souvent. Alors, on « chill », on fait des siestes en famille, on se couche raisonnablement tard et on est à l’écoute des besoins de nos minis.
  • C’est étrange, on dirait que certains enfants n’ont qu’un volume : Concert au parc Jean-Drapeau. Ils ne parlent pas, ils hurlent. On vous le dit tout de suite, il est inutile de vous époumoner. En élevant la voix, vous allez entrer dans l’infini spirale de la surenchère vocale et ça n’a rien de rigolo. Alors, baissez le ton. Parlez ridiculement bas. Vous verrez, tranquillement, il finira lui aussi par ajuster son volume.
  • Chantez, la vie est belle! Votre enfant fait une bêtise, mais au lieu de le réprimander sèchement, chantez-lui votre désespoir. D’un, il sera surpris et la situation sera désamorcée. De deux, le message risque de mieux passer. Le fait de ne pas réagir fortement lui enlèvera peut-être l’envie de faire une prochaine bêtise (rapidement).
  • Le rire est à la meilleure des thérapies. Même quand rien n’est drôle, il faut essayer de le provoquer : Tourner une situation désespérante au ridicule, faire les fous, faire des chatouilles, regarder une comédie, etc. Toutes ces options, celles qui dérident, sont efficaces, bonnes pour la santé et le moral.
  • N’essayez pas d’être une super héroïne. Vous avez le droit d’être à bout, de pleurer en boule, d’avoir envie de mordre… ne vous en cachez pas et parle à quelqu’un de confiance. Le soir, une fois qu’ils sont au lit, gâtez-vous : un bon bouquin, un verre de vin, un bain de minuit, un film collé contre chéri, qu’importe, faites-vous plaisir.

 





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