Le Burn-Out parental ou l’impression de ne plus aimer son enfant

Le ton qui monte tout seul, l’emploi de mots trop forts, l’impatience, la fatigue et cette impression d’être déconnecté, vide de tout, vide d’amour. Le sentiment de ne plus aimer son enfant.  Vous-êtes peut-être à la porte du Burn-Out parental.

Qui peut souffrir d’un Burn-Out parental?

Vous ne vous reconnaissez plus et d’ailleurs, les autres non plus. Vous planqueriez tout et vous prendriez un allé simple pour Fortfortlointain et vous en arrivez même à regretter votre enfant. Évidemment, vous culpabilisez et vous avez l’impression d’être une personne égoïste, sans cœur et faible. Et si vous étiez simplement à bout sur le plan émotif et psychologique. Le Burn-Out parental ne fait aucune discrimination et touche tous les types de parents. Cependant, ceux dont les enfants ont des troubles particuliers (attachement, TDAH, syndrome de Gilles de la Tourette, etc.) sont plus exposés aux risques de l’épuisement parental.

Augmentation significative des risques de violence parentale

Loin d’être anodin, le Burn-Out parental doit être sérieusement considéré et traité. En effet, il augmente par 10 le risque de voir le parent violenter verbalement ou physiquement son enfant.

Autrefois, on accordait peu d’importance à la parentalité… voire aux enfants. Depuis le début des années 60, la donne a changé et on accorde une importance capitale au bien-être de l’enfant. Informés et soumis à une pression insidieuse véhiculée par des modèles de parents parfaits, les pères et les mères s’ajoutent un poids supplémentaire : les particularités propres à chacun, à leur diagnostic, la connectivité quasi permanente et le rythme effréné des familles contemporaines.

Peu de diagnostic

Le Burn-Out parental est malheureusement sous-diagnostiqué et donc sous-traité. Les parents « font avec » et se pensent victimes de la fatalité. Le fait de ne pas aller chercher ne permet pas d’obtenir l’aide nécessaire pour guérir et de ce fait, le parent happé par l’épuisement fait tranquillement preuve de laxisme au niveau des règles, à de plus en plus de mal à répéter et à répondre aux demandes de l’enfant. La méthode éducative et le niveau des interventions se relâchent, au point de créer une anxiété chez l’enfant, ce qui ne fait qu’empirer et augmenter les mauvais comportements. Et la roue tourne : les agissements négatifs augmentent au même rythme que l’épuisement grimpent et le désengagement.

Il est possible de s’en sortir et de retrouver « votre vie d’avant », en version améliorée. D’abord, il faut consulter un professionnel de la santé et aller chercher de l’aide. Ensuite, il faut apprendre à faire le deuil du parent parfait, celui que nous ne serons jamais et s’accepter dans notre rôle parental, avec nos forces et nos faiblesses.

Les symptômes

  • L’épuisement, la fatigue émotive, cognitive et/ou physique
  • Se couper émotivement des enfants, faire tout pour leur bien-être, mais sur le pilote automatique. Sans émotion, sans envie et au minimum.
  • L’impression d’être un mauvais parent et de ne pas être fait pour se rôle

Des ressources

Trouver un psychologue

Un livre : Le Burn-Out parental, l’éviter et s’en sortir de Moïra Mikolajczak et Isabelle Roskam

Une communauté Facebook

Sources : Sources : Burn-Out parental : comprendre, diagnostiquer et prendre en charge





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