Bouger sa jambe pour dormir 

Une fois au lit, votre petit ne cesse de gigoter. Il tourne, bouge ses jambes, dit être inconfortable et, surtout, il n’arrive pas à trouver le sommeil. Simples caprices ou Syndrome des jambes sans repos?

Votre enfant souffre d’un trouble du déficit de l’attention ou d’une carence martiale en fer? Il y a de fortes chances que son incapacité à cesser de bouger les jambes ne soit pas une (autre) manière d’attirer votre attention, mais bel et bien, une réelle condition neurologique.

Les responsables

La maladie de Willis-Ekbom, communément appelée le Syndrome des jambes sans repos (SJSR), toucherait entre 5 et 10% de la population et les enfants qui souffrent d’un TDAH seraient les plus touchés. Sur la liste des facteurs potentiellement responsables, on retrouve la carence en fer, l’insuffisance rénale et la génétique.

Des symptômes désagréables

D’une personne à l’autre, les manifestations du SJSR peuvent varier, mais fréquemment, on rapporte les symptômes suivants : des picotements, des sensations désagréables dans les mollets et les cuisses, une impression de brûlures aux membres inférieurs et des démangeaisons. Parfois, c’est manifestations physiques peuvent également être ressenties dans les bras. Elles surviennent une fois au repos et afin de diminuer l’inconfort ressenti, la personne qui souffre d’un SJSR sera instinctivement portée à bouger les parties du corps affectées.

De la médication dans de très rares cas

En ce qui concerne les cas sévères, une médication peut être prescrite. On parle d’agonistes dopaminergiques, de benzodiazépines, de certains antiépileptiques de certains dérivés de morphine. Cependant, leurs effets secondaires sont importants.

Pour arriver à réduire les symptômes du SJSR, certaines pratiques relatives à l’hygiène de vie peuvent être mises en place et ainsi, aider votre enfant à avoir des nuits moins agitées et plus réparatrices.




Des trucs pour mieux vivre le SJSR

  • On évite les stimulants (NB. Le chocolat en est un)
  • On évite l’activité physique intense en fin de journée mais on doit quand même bouger beaucoup dans la journée
  • On se couche et se réveille à tous les jours, à la même heure (routine, quand tu nous tiens)
  • Travailler fort mentalement, avant le dodo (lecture, mots croisés, casse-têtes, etc.)
  • On peut favoriser le massage des jambes avant le dodo
  • On prend des bains chauds

Si vous croyez que votre enfant (ou vous-même) souffre du Syndrome des jambes sans repos, parlez-en à un professionnel de la santé puisqu’il est le seul à pouvoir poser un diagnostic. Et souvenez-vous, il existe d’autres causes qui peuvent expliquer la bougeotte nocturne de votre enfant. L’anxiété, la prise de certains médicaments et l’arthrite juvénile ne sont que quelques exemples.



 Sources – Pour approfondir le sujet

Syndrome des jambes sans repos chez l’enfant et l’adolescent

Syndrome de jambes sans repos et mouvements périodiques dans le TDAH de l’adulte : rôle du fer.

La Clinique du sommeil.

La Fondation sommeil.




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