Arrêter ou non la médication pendant les vacances ?

Avec l’été qui arrive, il peut être alléchant d’arrêter la médication de notre mini. Après tout, on se dit qu’il aurait bien droit à de vrais vacances, loin des effets secondaires provoqués par la médication. Alors, la question se pose : Doit-on ou non arrêter cesser le traitement pendant les vacances scolaires ?

La question est bonne et se pose. En fait, selon les spécialistes, il n’existe pas de bonne ou de mauvaise réponse. En effet, lorsqu’on parle de TDAH, il y a autant de solutions qu’il y a de patients.

Par exemple, un enfant dont la prise de médicament aurait des répercussions sur son sommeil et son appétit, il pourrait être envisageable d’arrêter le traitement pendant les vacances, question de lui permettre de se renflouer et de faire le plein d’énergie.

En contrepartie, lorsqu’on cesse la médication, il faut s’attendre à ce que l’enfant se désorganise. Au delà de l’incapacité à se concentrer, d’un besoin impérial de bouger, il faut s’attendre à ce que les comportements inadéquats (impulsivité, opposition, etc) de l’enfant augmentent. L’enfant s’expose donc à plus de réprimandes et de rappels à l’ordre ce qui, en bout de ligne, peut contribuer à affaiblir l’estime de lui-même et faire plus de dommages de que de biens.




Aussi, il faut tenir compte du bien-être de la famille. On le sait, lorsqu’un membre de la famille vit avec un TDAH, les autres membres souffrent également. Pour que les vacances soient de vrais vacances et pour que tous y trouvent leur compte, il faut aussi penser à l’impact qu’auront les agissements de l’enfants non médicamenté sur les parents et la fratrie. Lorsqu’on parle de TDAH, on ne parle pas d’un enfant n’ayant qu’un surplus d’énergie à dépenser ou étant lunatique, non. On parle aussi de trouble anxieux, troubles de l’humeur, trouble oppositionnel avec ou sans provocation, trouble des conduites, trouble du comportement, trouble de personnalité limite, trouble antisocial et de tics.

Une autre solution, pourrait aussi d’en parler avec votre médecin puisqu’il existe différentes molécules pouvant alléger la médication de votre enfant, tout en contrôlant certains troubles associés.

Quoi qu’il en soit, peu importe votre décision, il faut en parler à votre médecin traitant avant d’enlever la médication de votre enfant. Ce dernier pourra vous épauler, vous guider et surtout, vous accompagner au moment de réintroduire la médication.

Et surtout, peu importe votre décision, il faut apprendre à ne pas se sentir coupable. Nous sentirions-nous coupable de donner de l’insuline à un enfant diabétique ? Non. Alors, cessons de nous culpabiliser.



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