Un grand avantage au TDAH

On parle beaucoup (presque toujours en fait) des côtés négatifs du TDAH et des difficultés qui y sont reliées et pour causes, puisqu’il reste beaucoup d’éducation à faire en ce qui attrait à ce trouble neurologique. De plus, vivre au quotidien avec un trouble du déficit de l’attention n’est pas une mince affaire : Ni pour la personne qui en souffre, ni pour son entourage.

Cependant, tout n’est pas aussi noir qu’il n’y semble. Il y a certains avantages à avoir un trouble du déficit de l’attention !

Moi, par exemple, grâce à mon TDAH je peux peindre pendant des heures, sans arrêter, même pas pour aller faire pipi ! Ça m’arrive aussi lorsque je lis. Le reste du temps, par contre, je papillonne sans cesse d’une activité à l’autre, incapable de terminer ce que j’ai commencé ou de simplement regarder un film du début à la fin. Alors, comment est-ce possible ? Comme puis-je être aussi concentrée et aussi… dissipée, incapable de regrouper mes pensées ?

C’est la faute de l’hyperfocalisation !

Les enfants et les adultes qui souffrent d’un trouble du déficit de l’attention sont facilement distraits par les stimulus de toutes sortes. Là, on ne vous apprend rien. Paradoxalement, un autre symptôme du TDAH qui va souvent de pair avec le manque d’attention est le… focus. L’hyperfocalisation en fait.



Souvent (pas systématiquement), les gens qui vivent avec un TDAH peuvent avoir des épisodes de concentration intense. Vraiment intense. Un état de concentration si profond, qu’elles en perdent la notion du temps et de l’environnement. Mais seulement pour les activités qui les passionnent. Voilà sans doute la raison pour laquelle plusieurs artistes, scientifiques et écrivains de renom vivent avec un diagnostic de TDAH. Ils peuvent plonger à fond, d’une manière peu commune, dans leur ouvrage.

Scientifiquement, le phénomène s’explique par un faible niveau de dopamine qui rend ardu le passage d’une activité intéressante à une autre plus ennuyante.

Donc, c’est pour cette raison toute bête que j’arrive à être ultra productive lorsque vient le temps de peindre. Je me transforme alors en Super-TDAH et mon pouvoir est la production intensive. Et c’est vraiment grisant. Pour moi. Malheureusement, il y a toujours quelque chose de pourrit au royaume du TDAH et le revers de ce super pouvoir est l’incapacité à me sortir de cet investissement. J’en viens à oublier l’heure, mes rendez-vous… et même de manger ! Si personne ne vient me sortir de ma bulle, je peux passer outre mes obligations.




Alors comment fait-on pour que ce petit plus de la nature ne devienne pas un talon d’Achille et surtout, comment faire pour sortir un TDAH de son état quasi hypnotique ?

Pour l’ enfant 

  • Établir des règles précises (ex. 15 minutes de lecture pour 30 minutes de devoir).
  • Mettre une minuterie.
  • Regarder l’enfant dans les yeux et s’assurer d’avoir toute son attention lorsqu’on lui demande de quitter son activité.

Pour l’adulte

  • Établir une liste de priorités
  • Mettre une alarme pour signaler la fin d’une activité
  • Demander à un collègue ou un membre de la famille de venir vous interrompe.

Mais malgré tout, la meilleure manière de bien vivre avec l’hyperfocalisation, ce n’est pas d’essayer de la mater. Il suffit d’en faire une alliée et de la voir comme une force et non comme un symptôme du TDAH.



3 Comments

  1. Bonjour et merci pour l’article. Je fais du dessin aussi et franchement ce que vous décrivez, c’est presque mot pour mot ce que je peux décrire à mon copain !

    ça fait du bien de ne pas se sentir seule… =)

  2. Bonjour. Merci pour votre information sur l’hyperfocalisation. Pourquoi les médecins ou psychologues n’en parlent ? C’est la 1ere fois en 3 ans que j’entends ce terme dans le cadre du tdah.

    • J’imagine que d’un professionnel à l’autre, l’information livrée est différente. Ici, au Québec, je crois que nous avons une approche différente face au TDAH.

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