Comment gérer le trouble de l’opposition ?

Le trouble de l'opposition est loin d'être un simple caprice.

Le trouble de l’opposition est loin d’être un simple caprice. Souvent, on parle du trouble de l’opposition comme d’un trouble associé et plusieurs enfants vivant avec un TDAH en souffrent. Ici, le verbe souffrir est tout désigné puisqu’effectivement, l’enfant qui présente un trouble de l’opposition est souvent en grande détresse émotive et relationnelle ce qui peut déteindre sur toutes les sphères de sa vie.

Quelques pistes pour reconnaitre le trouble de l’opposition.

Dès le plus jeune âge, l’enfant:

  • Refuse souvent les contraintes et consignes de son âge
  • Argumente ou s’obstine jusqu’à l’absurde pour avoir raison
  • N’hésite pas à provoquer afin d’obtenir satisfaction ou un surplus d’attention
  • Réagit par des colères démesurées à la frustration
  • Devient encore plus arrogant dans l’adversité et la confrontation
  • Se reconnaît rarement des fautes et blâme surtout les autres
  • Arrive mal à se faire des ami(e)s du même âge, à cause du contrôle trop grand qu’il exerce sur eux
  • Réagit assez mal à tout changement, séparation, qu’il n’a pas lui-même décidé
  • Se montre parfois plus facile à contrôler par le père que la mère (autorité plus agressive et intimidante que douce et soutenante), par les étrangers que les proches
  •  N’arrive pas à décoder les limites

Que faire en tant que parent?

  • Garder son sang-froid à tout prix.
  • Aider l’enfant à reconnaître et nommer ses émotions.
  • Éviter le jeu du négativisme, de la provocation, en ignorant les comportements inadéquats.
  • Aider l’enfant à nommer l’émotion ressentie et à exprimer sa frustration par des mots et non par des gestes.
  • Montrer à l’enfant à reconnaître les signaux de frustration et de colère et les facteurs qui déclenchent ces émotions.
  • Enseigner à l’enfant des moyens de se calmer ou de diminuer les tensions liées à la colère.
  • Conserver une relation toujours positive;
    a- en gardant pour soi les émotions trop négatives, les préoccupations personnelles.
    b- en se faisant aider de parents, d’amis, et même d’un conseiller ou thérapeute professionnel, au besoin, pour mieux vivre à travers l’impuissance, la colère, la culpabilité.
    c- en privilégiant des périodes régulières d’attention personnalisée en seul à seul.

 

 

4 commentaires sur Comment gérer le trouble de l’opposition ?

  1. C’est bien facile à écrire mais à mettre en pratique en tant que parent c’est extrêmement difficile. Deux filles de 8 ans et 12 ans TDAH ET TDA ainsi que le père TDAH moi je sais plus quoi faire je suis une personne émotive et plus autoritaire que le père souvent …. Je trouve cela très difficile à vivre…

    • Bonjour ! Définitivement, c’est beaucoup plus facile à écrire qu’à vivre ! C’est épuisant et décourageant. Ici, ce ne sont malheureusement que quelques pistes de solutions. Vous pouvez être certaine que si nous avions la formule magique pour enrayer complètement le trouble de l’opposition, nous vous la donnerions ! Allez courage ! Nous sommes plusieurs dans le même bateau et il faut se soutenir !

  2. Garder son sang froid lollll Tellement facile à écrire!!! 3 enfants, 3 tda/h différents. L’un d’eux ayant un trouble d’opposition à même réussit à déjouer sa TS, parce que devant les autres c’est un tout autre personnage… Ici l’autorité c’est maman, quand papa est là même si il parle plus fort c’est juste pire

  3. D’accord avec vous là dessus, plus le parent est autoritaire, plus l’enfant s’oppose!
    L’art demeure en faire avancer notre enfant en le provocant le moins possible. Des « faux choix » (le laisser choisir entre À ou B alors que les deux sont ok pour le parent), appeler à la collaboration, attendre un bon moment pour le féliciter (à retardement; le confronte moins au fait qu’il a écouter!), être très très très et très constant, cohérent et une étanche cohésion entre les deux parents, avec l’école, etc. Plus l’enfant avance en âge, plus il a tendance à évoluer vers l’opposition passive, puisqu’il s’évite ainsi d’avoir souvent l’attention du prof par exemple. C’est plus surnois mais la fin justifie les moyens!
    Je conseille aux parents d’aller chercher de l’aide extérieure, quelqu’un de connaissant en TOP, c’est pas facile à trouver, je vous l’accorde! Meme les intervenants se font jouer par ces enfants… C’est pour dire que ce n’est pas facile!

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