TDAH : Ce que vous devez savoir sur la médication

Après le diagnostic d’un trouble déficitaire de l’attention, le médecin propose un plan de traitement pour pallier aux difficultés de l’enfant. Normalement, ce plan implique de plusieurs professionnels, la mise en place d’autres interventions et un traitement médicamenteux.

La mention du mot médication fait sursauter certains parents, en effraient quelques-uns et laissent sceptiques les autres. Peut-être est-ce seulement dû à la mauvaise presse qu’on ces médicaments ou encore parce que la perspective de voir notre enfant dépendre d’une pilule nous reste coincée au travers de la gorge ? Ceci étant dit, plusieurs parents voient la médication comme une très grosse bouchée à avaler.

Ici, la question n’est pas de savoir si nous sommes pour ou contre la médication. Non, il s’agit plutôt de répondre aux questions que les parents se posent et de faire tomber quelques préjugés.

Mon médecin m’a posé la question suivante :  Auriez-vous la même résistance à donner la médication à votre enfant si ce dernier devait prendre un médicament X ou Y pour assurer le bon fonctionnement de ses reins ? La réponse était non. Bien évidemment.

Ce à quoi il m’a répondu que les médecins ne s’amusaient pas à prescrire des médicaments dans le simple but de faire plaisir à certains parents ou juste pour les aider à gérer des enfants trop énervés.

Bref, je trouvais son intervention pertinente et elle m’a aidée à faire progresser ma réflexion.

Voici les autres questions qui me taraudaient et les réponses que j’ai pu récolter.

Q. Le médicament est-il une drogue ?

R. Les traitements pour aider les troubles déficitaires de l’attention ne font ni planer, ni rigoler et ne procurent donc aucun buzz. Même si dans certains milieux ces médicaments sont vendus illicitement pour procurer d’autres effets (chez l’adulte notamment), le traitement donné à l’enfant ne sert uniquement qu’à traiter un symptôme handicapant pour l’enfant TDAH.

Q. Est-ce un médicament qui guérit le TDAH ?

R. Non, c’est un médicament qui contrôle certains symptômes et permet à l’enfant de mieux fonctionner et donc, en bout de ligne à rebâtir son estime de lui. De plus, en grandissant, on peut espérer que l’enfant apprenne à mieux se connaitre et qu’au final, il pourra se passer de cette béquille.

Q. Je ne veux pas d’un Zombie à la maison. Mon enfant sera-t-il un genre de légume ?

R. Avec la bonne posologie, 90 % des enfants répondent parfaitement au traitement et ne sont ni des zombies, ni des légumes.

Q. Peut-on devenir accro ?

R. Non. Aucune tolérance ou dépendance n’est attribuable à cette classe de médicaments ne sont pas des Zombies.

Q. À quel genre d’amélioration doit-on s’attendre ?

R. Grâce à l’effet stimulant de la médication, on peut s’attendre à un bon nombre d’améliorations au niveau cognitif, moteur et social.

Voici la liste des effets positifs possibles d’espérer grâce à la médication.

Augmentation :

  • L’attention
  • La vitesse et précision de la performance
  • La mémoire à court terme
  • La performance scolaire
  • Le travail et le jeu autonome
  • La motricité fine.
  • L’estime de soi
  • Les interactions sociales, scolaires et familiales

Diminution :

  • Les distractions
  • L’agitation
  • Les activités motrices hors-tâches
  • Les comportements et les émotions intenses
  • Les conflits relationnels.

Il est démontré que les stimulants sont efficaces pour diminuer les symptômes principaux du TDAH. Par contre, le médecin doit bien cibler, dès le départ les objectifs à atteindre et ajuster la médication en conséquence. Ce qui, avant d’arriver à des résultats concluants, peut prendre un temps considérable et plusieurs changements de traitement. La patience et la confiance sont de mise.

Bien entendu, nous ne sommes pas des professionnels de la santé. Nous tentons simplement de faire la lumière sur certains sujets, afin de vous aider dans la compréhension et l’acceptation en cas de diagnostic de TDAH. Votre médecin reste la meilleure personne pour vous conseiller.

 

*Source – Traitement du TDAH par Pierre Poulin.

 

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