Quand le Ritalin devient une drogue de performance

Des stimulants pour étudier

Si le méthylphénidate (Ritalin et Concerta) et l’amphétamine (Adderall) sont souvent salvateurs et nécessaires pour les enfants ayant un diagnostique de trouble du déficit de l’attention (TDAH), ils trouvent pourtant une seconde vocation chez les jeunes adultes en quête de réussite académique. En effet, chez les 18-25 ans, ces stimulants ont la cote et sont rebaptisés par leurs utilisateurs de Smart-Drugs ou Médicaments de l’intelligence.

Les Smarts-Drugs

Contrairement au nom qu’on leur donne sur le marché de contrebande, le méthylphénidate et l’amphétamine ne rendent pas plus intelligent, mais augmentent bel bien la concentration. La prise de stimulants permet donc à l’étudiant n’ayant aucun TDAH de prolonger les séances d’études et d’avoir une concentration décuplée. En outre, l’utilisateur peut noter une surexcitation, une accélération de la perception, une meilleure vigilance et une plus grande capacité de mémorisation. Sans négliger le fait que ces médicaments sont facilement accessibles, voilà pourquoi ils sont très prisés chez les étudiants.

Même lorsque prescrits par un médecin traitant, pour traiter un TDAH, un suivi médical est nécessaire puisque ces médicaments ne sont pas sans effet secondaire. En consommant des stimulants sans ordonnance et sans posologie, l’utilisateur s’expose donc à ces mêmes effets secondaires et peut mettre sa vie en péril.

Les effets secondaires

À priori les effets secondaires peuvent survenir même lorsque le médicament est prescrit par le médecin traitant. Cependant, la posologie étant adaptée et dosée en fonction de l’âge et des symptômes associés au TDAH de chaque patient, les dangers réels chutent nettement.

Ceci étant dit, on comprend que lorsque consommés sans prescription et sans surveillance médicale, les stimulants peuvent s’avérer extrêmement néfastes. Voici donc la liste des effets secondaires potentiels :

  • Spasmes musculaires
  • Insomnie
  • Crises d’angoisse
  • Épuisement
  • Nervosité
  • Anorexie
  • Trouble de la vision
  • Hypervigilance
  • Irritabilité
  • Complications cardiovasculaires
  • Mort

Prévention et vigilance

Donc, en cette période de fin d’année scolaire, on redouble de prudence. Il peut-être alléchant pour les utilisateurs de stimulants sous prescription de sauter quelques doses et de vendre, de manière individuelle, quelques comprimés très prisés. En effet, sur le marché noir, les stimulants peuvent se vendre entre 5$ et 10$… le cachet. Il faut donc mettre l’accent sur l’importance pour eux de prendre toutes leur médication et sur les risques qu’ils font encourir à autrui en vendant leurs médicaments.

D’une autre main, en ce qui concerne les acheteurs de stimulants illicites, il faut ouvrir le dialogue sur l’existence de cette (mauvaise) option d’étude et sur les dangers qui y sont associés.

 

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